Le courage de changer

Chère Madame, Cher Monsieur,

Je vous ai adressé une vingtaine de lettres pour partager ma vision de notre ville, vous présenter mon équipe et vous dire le respect que j’ai pour vous. Vous avez tous reçu notre livret programme. Je veux le meilleur pour Arcueil, notre ville.

Plus que jamais, notre ville est à la croisée des chemins. Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, une alternance est enfin possible à Arcueil. Le contexte électoral est particulièrement tendu : mensonges, calomnies, atteintes à la vie privée avec photos de vie privée volées puis publiées, intimidations brutales, injures et incitations à la haine raciale, sont des signes de fébrilité manifestes.

Dans les derniers jours de campagne, la situation a empiré : l’antisémitisme et le racisme se sont invités. J’ai déposé plainte contre ces faits graves. Rien ne peut justifier cela. La peur de perdre une ville ne justifie en rien les atteintes répétées à l’honneur et à la dignité humaine. Acculés, Christian Métairie et son clan font preuve d’indignité, montrant ainsi le visage de ce qu’ils sont réellement.

En pleine période électorale des Arcueillais ont soudainement reçu des avantages : des agents nous affirment avoir reçu opportunément des primes et augmentations, des Arcueillais nous rapportent avoir eu des attributions de logements pour certains, des sommes d’argent pour d’autres... Il nous est rapporté que la carte scolaire a été remaniée hors commission. Des procurations auraient été établies de façon massive auprès des personnes âgées. Si je ne veux pas porter crédit à ces rumeurs, je souligne que la chasse électorale n’autorise pas tout.

Christian Métairie a été le maire de la résignation. Quand le mur du centre de loisirs Paul Signac s’écroule sur la cité Raspail, il regarde ailleurs et laisse nos enfants se mettre en danger. Quand il bétonne nos rues, qu’il laisse nos enfants manger dans des barquettes en cellulose pour satisfaire son entêtement sur le SIRESCO, dont il a récemment renouvelé le contrat, c’est son imposture écologique qu’il souligne. De plus, il met la santé de nos enfants en péril. Quand il réduit l’offre de services à nos aînés, c’est aux plus fragiles qu’il s’attaque. Quand il ferme le service jeunesse, c’est à notre futur qu’il tourne le dos. Quand il tolère, par son inaction, des propos à caractère raciste tenus par une journaliste municipale à l’encontre d’une de mes colistières, c’est la République qu’il dénigre. Quand il rate le déconfinement à l’école, c’est du temps d’apprentissage perdu. Quand il propose le revenu minimum universel communal, pour un budget de 35 millions d’euros par an, c’est notre ville qu’il veut mettre en faillite financière. Nous ne pouvons plus l’accepter.

Je vous engage à avoir le courage de changer. Il est urgent et nécessaire de le faire. Tout le monde doit y contribuer. S’abstenir, c’est prendre le risque d’offrir 6 ans de plus à Christian Métairie. S’abstenir c’est ne pas prendre sa part de responsabilité collective. Arcueil ne s’en relèvera pas. A ne pas agir, l’insécurité des autres deviendra la vôtre, la saleté réservée à certains le sera pour tous, la bétonisation à outrance sera hélas généralisée…
J’assume d’avoir réuni cette belle alliance citoyenne qui représentera chacun de nos quartiers. J’assume de considérer que la diversité de nos opinions et de nos expériences fera la force de notre mandat. J’assume de vouloir mettre un terme aux associations de complaisance qui, entre affaires et condamnations judiciaires, considèrent que notre ville leur appartient. J’assume de vouloir en finir avec ces « rentiers » de la politique locale qui manipulent les étiquettes au gré des échéances électorales. Ils nous prêtent des étiquettes pour vous faire peur, éviter le débat d’idées, considérant que l’électeur arcueillais est dupe. Faire diversion, ne pas répondre de leur bilan inconséquent.

J’ai décidé de me consacrer à Arcueil. Mon projet vous le connaissez. Je suis le seul à vous en avoir proposé un dans ce second tour. Je ne suis plus membre d’un parti politique depuis plusieurs années.
Je suis un homme libre.

Il faut redonner à cette ville éthique, responsabilité et confiance en l’avenir. Ce dimanche, nous vous invitons à donner un nouveau souffle à Arcueil, notre ville.

Fidèlement, Benoit Joseph

Catégorie : carnets